Une peine de 14 ans d’emprisonnement recommandée pour le pédocriminel Paul Maillet
La Couronne recommande une peine d’emprisonnement de 14 ans pour l’enseignant à la retraite Paul Maillet, reconnu coupable de plusieurs crimes de nature sexuelle. La défense recommande une peine deux fois moins lourde. Cet homme de 78 ans a été déclaré coupable en janvier dernier de 17 chefs d’accusation de nature sexuelle. Il a fait neuf victimes – de jeunes garçons – alors qu’il enseignait dans des écoles francophones de Moncton. Mercredi matin, Paul Maillet a comparu dans le box des accusés en Cour du Banc du Roi pour son audience sur la détermination de la peine. Il était vêtu d’une chemise blanche et d’un chandail vert. La Couronne a déposé six déclarations de victimes. Deux hommes ont choisi de lire leur texte lors de l’audience. Leur identité est frappée d'un interdit de publication. En regardant Paul Maillet, il lui a rappelé qu'il était âgé de 12 ans lorsqu'il s’en est pris à lui. Le palais de justice de Moncton, au Nouveau-Brunswick Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue L’agression a eu des conséquences graves sur sa santé mentale et sur son parcours scolaire. Pensées suicidaires, dépression, anxiété, méfiance; il a beaucoup souffert. La voix brisée par l’émotion, cet homme a affirmé que l’agression a même mené à l’échec de son mariage et qu’elle a miné sa relation avec ses enfants, puisqu’il n’était pas disponible émotionnellement. L'homme a ensuite affirmé qu’à son avis, la justice a été rendue. Il a exprimé le souhait que Paul Maillet réfléchisse aux crimes qu’il a commis. La procureure de la Couronne, Martine Cormier, a recommandé au juge Jean-Paul Ouellette l’imposition d'une peine totale de 14 ans. Elle a avancé qu’il existe plusieurs facteurs aggravants, notamment le fait que Paul Maillet était en position d’autorité, l’âge de ses victimes, la gravité des infractions et la longue période durant laquelle les crimes ont été commis. Martine Cormier a aussi recommandé l’imposition de plusieurs conditions visant à empêcher le pédocriminel d’entrer en contact avec des personnes de moins de 16 ans. Elle a entre autres recommandé qu’il lui soit interdit d’utiliser Internet – sauf dans certains contextes – et de fréquenter des parcs publics, des terrains d’écoles, des terrains de jeu, des centres communautaires et des garderies. Gilles Lemieux, à sa sortie du palais de justice de Moncton dans le cadre d'une autre affaire (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue L’avocat de la défense, Gilles Lemieux, a pour sa part recommandé une peine de sept ans d’emprisonnement. Il a affirmé que son client a exprimé des regrets lors d’une conversation après le verdict de culpabilité, à la prison provinciale de Shediac. Il a noté que Paul Maillet a plaidé non coupable, mais qu’il n’a jamais nié avoir commis ces crimes. Il a aussi rappelé que son client est âgé et qu’il a des problèmes de santé. Le juge Jean-Paul Ouellette a dit qu’il doit prendre le temps de réfléchir à tout ce qui lui a été présenté. Il rendra sa décision lundi après-midi. Vers la fin de l’audience, le juge a donné l’occasion à Paul Maillet de prendre la parole. L’ancien enseignant s’est levé et a parlé au magistrat. Paul J. Maillet a été reconnu coupable plus tôt cette année. On le voit ici sortir du palais de justice lors d'un autre procès, en 2023, au terme duquel il a été reconnu non coupable par un jury. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue À plus d’une reprise, il a qualifié ses crimes de Paul Maillet a affirmé qu’il a été particulièrement touché par l’une des déclarations lues mercredi matin, soit celle de l’homme qu’il a agressé sexuellement à la fin des années 1960. Paul Maillet a expliqué qu’à l’époque, il avait 21 ou 22 ans et que la plupart des élèves de l’école Stella-Maris – dont il venait d’être nommé directeur – étaient Il affirme que cette proximité l’a poussé à vouloir Lors du procès, l'homme dont il est question a témoigné que Paul Maillet l’a emmené à son appartement et lui a offert de la bière avant de déboutonner son pantalon et de toucher ses parties génitales en jappant. La victime était âgée de 12 ans.Quand tu seras dans ta cellule, j’espère que tu penseras à l’enfer
Tu as changé ma vie à tout jamais lorsque tu m'as agressé sexuellement
, a affirmé l’une des victimes dans sa déclaration.
Mon ex-femme m’a dit de faire face à mes démons. C’est ce que je fais aujourd’hui
, a-t-il dit.Quand tu seras dans ta cellule, j’espère que tu penseras à l’enfer. Parce que c’est ton prochain arrêt.
Des recommandations très différentes

Il a dit "je vais passer le restant de mes jours à regretter et à penser à ce que j’ai fait"
, a affirmé Gilles Lemieux.Paul Maillet dit regretter
les choses qui se sont passées

choses qui se sont passées
. Il a dit éprouver de la contrition
.J’ai réalisé que peut-être une demande de pardon, c’est pas assez. "I’m sorry”, c’est pas assez. "Je regrette", c’est pas assez
, a-t-il dit.proches assez en âge
pour être ses amis.faire partie de la gang
et peut-être conséquemment à faire des erreurs
.
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